Sisyphe et sa roche versus le cabot trail
Ça vente fort toute la nuit, mais ça se calme aux petites heures du matin. Par contre, il continue à mouiller et un gros brouillard s’est installé.

C’est sûr que le paysage est très beau ici, mais le brouillard est tellement épais que je vois fuck all!Au moins c’est pas mal frais avec la pluie, donc je ne risque pas de mourir de chaleur ou de déshydratation.




La première montée débute et c’est aussi raide que promis! Ça prend quasiment une heure de labeur et de souffrance pour me rendre en haut, mais j’y parvient. Pas trop de trafic finalement, le monde a dû laisser faire à cause de la température …




Le brouillard devient encore plus épais en haut, je peux à peine voir plus de 5 mètres plus loin. Dommage, j’aimerais revenir durant une meilleure journée avec un copain en auto…



Je me rends à Pleasant Bay. Pas loin d’ici, il faut que je m’attaque à la deuxième et dernière grosse montée pour me rendre à Cape North. Je me croise les doigts pour des éclaircies dans ce coin!

La deuxième montée, entre Pleasant Bay et Cape North, est encore plus atroce. C’est très à pique toute le long et ça prend toutes mes forces pour monter! Au moins le brouillard se dissout un peu me permettant de prendre quelques belles photos.


Montée la trail de Cabot sur mon bicycle en chariant 40+ LB de stock est mon plus grand exploit physique jusqu’à maintenant, je pense. J’en ai vraiment arraché et suer toute le long. J’ai vraiment dépassé mes limites aujourd’hui…Mais c’est pas fini car il me reste la moitié de la trail à faire encore.


La descente est aussi à pique que la montée, c’est-à-dire vraiment épeurante! Je pris pour que mes brakes ne lâchent pas, car sinon c’est la mort certaine.




De l’autre côté du Cape, il fait pas mal plus beau. Je me dirige vers un autre camping de Parc Canada près de Ingonish. Malheureusement chu pas capable de pogner l’internet ici faque je pourrais pas publier cette mise à jour avant demain, maudit!


Aujourd’hui il fait pas mal plus soleil… Et vraiment plus chaud. La chaleur de juillet commence à s’installer. Je croise une cabine avec une distributrice de boissons froides à l’extérieur, ce qui est vraiment apprécié. La cabane à de drôles d’affiches à l’extérieur.









Après un boute sur la route je commence à me sentir étourdi et je ne sais pas trop pourquoi. Je reste alerte au trafic mais le paysage semble se fondre ensemble au fil des kilomètres. La couleur foncée de mon urine confirme mes soupçons : je suis déshydratée! Je pense ne pas avoir bu assez d’eau hier, étant donné le niveau d’effort extrême et tout ce que j’ai sué.


C’est problématique, car entre Ingonish et Baddeck y’a fuck all de services et la plupart des endroits sont fermés parce que c’est la fête du Canada aujourd’hui. Donc je portionne mon eau malgré que je devrais boire beaucoup plus, et la chaleur intense qui s’installe en après midi n’aide pas ma cause. Heureusement il vente assez fort et ça m’empêche de surchauffer.

Je suis sauvé par le College Gealic, où se trouve une salle de bain publique avec de l’eau potable. Quelques litres d’eau et un break et je me sens beaucoup mieux.

Le Cabot Trail se termine ici de façon abrupte et je me fait pitcher en plein sur l’autoroute Transcanadienne 105. Pas le choix, c’est la seule façon de se rendre à Baddeck.






Baddeck est un autre petit village de bateaux avec une tonne de touristes qui marchent partout, de restaurants et d’attractions. Je m’arrête à une cremerie nommée The Frozen Spoon et la crème glacée est ça coche!


En fait ce village est officiellement considéré comme étant l’endroit ou le Cabot Trail commence et se termine, avec les deux entrées ou sorties n’étant pas loin d’ici. En fait, pour faire la loop au complet j’aurais du entrée sur le chemin à partir de Buckwheat Corner à l’ouest d’ici. Par contre, je suis passé de l’autre côté de l’île, donc j’ai manqué 50 km du Cabot Trail.
Compléter la boucle maintenant me forcerait à retourner à Margaree et de renfiler un chemin déjà emprunté par la suite. Je choisis donc de vivre le restant de mes jours avec la honte de ne pas avoir fait la boucle au complet. De toute façon, ce bout là est vraiment facile en comparaison du reste. En plus, le fait que j’aie monté à Port Hood à partir de Sherbrooke en une journée est un exploit en soi-même. Tant pis!
Demain, je retraverse la chaussée et je quitte le Cape Breton. Quoi dire? Cet endroit est tout simplement magnifique, à part pour le vent. Je regrette de ne pas visiter la partie Est de l’île mais j’en aurais encore pour plusieurs jours, et j’ai encore bien de la route à faire pour retourner chez moi.
Ça fait maintenant un mois que je voyage. Il me reste l’île du Prince Édouard à visiter. Après ça je dois retraverser le Nouveau-Brunswick, cette fois-ci du côté Est, pour retourner au Québec. Après ça, dans mon itinéraire d’origine je comptait faire le tour de la Gaspésie mais la fatigue du voyageur commence à s’installer en moi, donc le train à Campbellton est tentant. On verra bien!


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